Sous cette blanche
Je m'endors. Mon nuage
Si loin, sûr ce soir,
Qui sans songe, longe
ce brouillard; ]
Couvert d'une toile
Sainte et blanche
Aspirant lentement
mes mensonges. ]
-Des mensonges noirs
Dans mes hanches.
Soirs de la ronde blanche
Permettez-moi de peindre
Cette toile en vérité.
Toi; onde bruyante,
Enlace dans ta lumière
Nocturne cette sphère
Qui libère la mer
De mes regrets !
Enfin, laisse apparaître
La lumière qui presse
Au creux de mes pertes.
-Je m'endormirai alors.
Poulbo, culpabilité |
Ô ma douce clarté,
Eteins toi dans un sommeil
Qui laissera s'étendre les ailes
De tout mon amour,
Et les caresses envahissantes
Des étoiles aussi éternelles
Que l'est mon âme passionnée
D'un être aussi pur que l'air
Que tu expires le long de mon torse.
Réduit mon âme en chaire, en mer;
Pourvu que mon inspiration
Me porte auprès de tes mains délicates.
Que nos songes se visitent,
Et s'enlacent dans le vent léger de la mort.
De la mort tranquille,
La mort douce et lente
De deux êtres condamnés
Dans l'idolâtrie parfaite.
poulbo, les amants |